Tout ce qu’il faut savoir sur la fiscalité des SCPI

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Tout ce qu'il faut savoir sur la fiscalité des SCPI

À l’heure où la crise économique frappe de plein fouet de nombreux Français, les placements financiers n’ont jamais eu autant la cote. Illustration de cette tendance, le boom des SCPI. Contrairement à certains clichés, ce type d’investissement ne s’adresse pas uniquement aux experts immobiliers. Dans cette optique, la fiscalité liée aux SCPI se démocratise. Néanmoins, trouver le bon placement peut vite se révéler délicat. Surtout si l’on n’applique pas certaines méthodes. Focus sur les astuces qui ont fait leurs preuves pour maîtriser la fiscalité des SCPI.

Deux catégories bien distinctes

En posant la question aux différents experts financiers et immobiliers, on comprend rapidement que la fiscalité des SCPI se divise en deux catégories bien distinctes. La première concerne l’investissement immobilier ancien et s’appelle plus communément la SCPI Malraux. À l’inverse, les investissements immobiliers réalisés dans le neuf portent le nom de SCPI Pinel. Utilisées dans le cadre de la défiscalisation, les SCPI sont plus avantageuses pour défiscaliser qu’espérer un rendement brut élevé. Une sorte de placement sur le long terme qui vous fera économiser une somme importante d’argent chaque année.

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Prendre toutes ses précautions

SI cela peut sembler évident, il est préférable de le préciser d’entrée de jeu. L’investissement en SCPI requiert de prendre un maximum de précautions préalables. Évidemment, il est fortement recommandé de se faire assister dans ce type de démarche. Que cela soit un banquier ou un conseiller en gestion de patrimoine, voire un agent immobilier, il est capital de vérifier toutes les références avant de se lancer dans l’aventure. En dépit de certaines idées reçues, ce genre d’investissement ne requiert pas obligatoirement une mise de départ astronomique. Il est possible d’acheter un nombre réduit de parts dans une SCPI puis de passer à la vitesse supérieure quelques mois plus tard. Quand on sait que tout est optimisé pour gagner de l’argent, on comprend bien l’intérêt d’une SCPI.

Les avantages fiscaux des SCPI

Les SCPI présentent aussi de nombreux avantages fiscaux pour les investisseurs. Tout d’abord, elles permettent une réduction de l’impôt sur le revenu grâce à la déduction des intérêts d’emprunt. Effectivement, lorsqu’un investisseur achète des parts de SCPI à crédit, il peut déduire les intérêts du prêt immobilier souscrit pour financer cet achat. Cela permet donc une diminution significative du montant imposable.

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D’autre part, les sociétés civiles de placement immobilier ont recours à un mécanisme spécifique appelé ‘quote-part’. Ce dernier consiste en une répartition équitable entre tous les associés (les porteurs de parts) des différents éléments composant le résultat fiscal : revenus fonciers bruts et charges afférentes aux locaux immobiliers inclus dans l’actif social (travaux, frais divers…). Chaque associé est ainsi redevable individuellement non pas uniquement du total brut mais bien uniquement d’une quote-part qui lui correspond selon ses droits dans la société. Il s’agit donc là encore d’un avantage considérable par rapport aux autres types d’investissement immobilier où chaque propriétaire doit être responsable directement et intégralement pour toutes les taxes liées au bien qu’il possède. Avec ce type d’instrument financier novateur que sont les SCPI, tout est plus simple et plus facilement géré.

Cela étant dit, cependant, comme toujours avec toute opération financière importante, pensez à bien prendre conseil auprès de personnes compétentes et à bien vérifier les aspects fiscaux avant de vous lancer. Les informations fournies ne constituent en aucun cas un conseil fiscal personnalisé.

Les obligations fiscales des investisseurs en SCPI

Les investisseurs en SCPI doivent aussi se conformer à certaines obligations fiscales. Effectivement, ils sont soumis à l’impôt sur le revenu au titre des revenus fonciers générés par leurs parts de SCPI. Ces revenus fonciers comprennent les loyers perçus ainsi que les éventuels gains réalisés lors de la vente de parts.

Le montant imposable est déterminé après déduction des charges liées aux biens immobiliers tels que les frais d’entretien, travaux, taxe foncière et intérêts d’emprunts. Il existe cependant une particularité pour les SCPI : il n’y a pas de prélèvement forfaitaire unique (PFU) comme cela est le cas pour les actions et autres valeurs mobilières. Les profits issus des SCPI restent donc inclus dans la tranche marginale du barème progressif de l’impôt sur le revenu.

Il faut savoir que si ces obligations fiscales peuvent s’avérer complexes pour certains, elles sont en même temps accompagnées par un cadre réglementaire transparent et structuré qui permettent aux investisseurs d’y voir plus clair. Toutes ces informations se retrouvent facilement accessibles via internet ou auprès des professionnels du secteur.

Bien comprendre la fiscalité associée aux SCPI peut être bénéfique tant pour la gestion patrimoniale personnelle qu’en termes juridiques et financiers dans son ensemble. Les avantages sont nombreux mais il ne faut jamais oublier que cela reste une opération financière importante qui nécessite une certaine vigilance et une bonne gestion de ses comptabilités. Si vous envisagez d’investir en SCPI, n’hésitez pas à consulter des professionnels expérimentés qui pourront vous guider tout au long du processus.

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