Audit énergétique obligatoire : ce que les agents immobiliers doivent maîtriser en 2026

Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés E rejoignent les F et G dans la liste des biens soumis à l’audit énergétique réglementaire lors d’une vente. Pour les professionnels de l’immobilier, cette extension du calendrier change concrètement la donne : plus de vendeurs concernés, plus de dossiers à anticiper, et un enjeu commercial direct sur la valorisation du bien.

Une obligation légale qui concerne désormais une large partie du parc ancien

L’audit énergétique est obligatoire pour la vente de toute maison individuelle ou immeuble en monopropriété classé E, F ou G au DPE. Les logements classés F et G y sont soumis depuis le 1er avril 2023 ; ceux classés E depuis janvier 2025. À l’horizon 2034, la classe D sera également concernée. Cette obligation ne s’applique pas aux lots de copropriété, une distinction que les vendeurs confondent souvent avec le régime général.

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L’audit énergétique va bien au-delà du simple DPE : il propose au moins deux scénarios de travaux chiffrés, avec les gains énergétiques attendus et les aides mobilisables, pour atteindre les classes B ou C. Sa durée de validité est de cinq ans, et il doit être réalisé par un professionnel certifié (qualification OPQIBI 1911 pour les maisons individuelles, ou AFNOR Certification). Son coût varie entre 700 et 1 500 euros pour une maison.

Un impact réel sur les prix de vente

En 2024, 40 % des logements anciens vendus étaient classés E, F ou G, selon l’étude annuelle des Notaires de France publiée en décembre 2025. Ces biens subissent une décote qui varie selon le type de logement et la région : de l’ordre de 4 % par classe en appartement, jusqu’à 8 % par classe en maison, pouvant dépasser 25 % pour un G en province. Les logements G sont interdits à la location depuis le 1er janvier 2025, et les F le seront en 2028 — une réalité qui pèse directement sur la valeur perçue par les investisseurs.

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À l’échelle nationale, le parc compte encore 3,9 millions de passoires thermiques (F et G) sur 30,9 millions de résidences principales, soit 12,7 % du parc, selon les données officielles du SDES publiées en novembre 2025.

Faire de l’audit un argument commercial, pas un frein

Un agent bien formé peut transformer l’audit en levier de négociation plutôt qu’en obstacle. Présenter les scénarios de travaux avec les aides disponibles (MaPrimeRénov’, PTZ dans l’ancien) permet de recentrer la discussion sur le potentiel du bien plutôt que sur ses défauts actuels. L’acheteur visualise un projet concret, avec des coûts et un résultat chiffrés.

Dans cette logique, le DPE projeté complète naturellement l’audit : il simule la performance du logement après rénovation, un document indispensable pour accéder au PTZ dans l’ancien. Deux outils distincts, mais qui se lisent ensemble pour convaincre un acquéreur hésitant ou débloquer un financement. Les franchisés qui maîtrisent cette articulation disposent d’un avantage concurrentiel clair sur des marchés où la performance énergétique pèse de plus en plus sur la décision d’achat.

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